Avec la pratique, l'exercice devient de plus en plus simple, déroutant de facilité.
Sans effort, sans y songer presque, je glisse...
J'ai compris depuis longtemps que ce que l'on appelle notre esprit, notre âme ou notre conscience, était partout, et surtout pas dans notre tête, comme on nous le fait croire!
Sûr, le cerveau est pour quelque chose dans le mécanisme de la pensée, il joue le rôle de récepteur, d'antenne, de démodulateur.
Il n'est en aucun cas le siège de la pensée, ou l'origine.
Par exemple, en conduisant une voiture, ou tout autre engin, avez-vous remarqué combien notre forme, notre corps, s'allonge aux dimensions de la machine, nous projetons nos sensations, nos perceptions, notre esprit autour de la carroserie.
Je me suis déjà surprise en faisant un créneau à suivre la manoeuvre en me coulant dans mon siège selon le mouvement de ma voiture.
Il m'est même arrivé de baisser la tête pour éviter un obstacle au dessus de la voiture...
Depuis quelques temps, je multiplie les expériences de projection.
Les résultats sont troublants...
Le plus souvent, je m'entraîne sur les vrilles des oiseaux, je me branche sur la fréquence sonore de leurs chants, je la visualise, je suis son tracé hélicoïdal....
Il n'y a rien de plus vertigineux!
Je suis devenue rapidement trés sensible à ces fréquences invisibles mais bien réelles.
Et je vais de découvertes en découvertes, je voyage dans le temps, dans l'espace, même je sais sentir les pensées des autres si je me concentre suffisamment.
Une effrayante perspicacité se révèle.
Nous possédons des pouvoirs étonnants, enfouis au plus profond de nous!
Partir à leur recherche demande de la patience, et de l'energie.
Mais quelles extases!
Un jour, le branchement devient tellement évident, il se rapproche du réflexe, il ne demande même plus l'effort.
Il s'est réactualisé: il existe depuis les origines dans la mémoire collective.
Je souhaite à tout le monde d'entendre, de sentir ce réseau si fort.
La vie prend alors un sens trés différent...
Les contraires s'amenuisent,
les contours se fondent,
se mélangent,
les concepts deviennent flous,
le vide quantique grouille,
insensé et puissant.
Le tissu de la vie,
la toile universelle,
se déploie,
elle englobe tout,
nous y compris.
Le tourbillon nous entraîne,
de fréquences en fréquences,
inouïe ambiguité de la matière,
ubiguité aigüe de la pensée.
La perception s'élargit aux confins de l'univers.


J'ai, depuis toujours, des dispositions pour la folie...
 ou le génie, qui peut le dire?