Les limites quantiques
Par quantic002,
mercredi 7 juin 2006 à 13:54
Catégorie : REFLEXIONS
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Le comble du caméléon!
Qualité ou défaut?
Je n'ai pas fini de me poser cette question...
Depuis longtemps, dés que j'ai su penser, j'ai compris que je détenais un fabuleux don de mimétisme.
Je peux me mettre au diapason des autres, me couler dans leurs attentes, être ce qu'ils attendent.
Evidemment, cela rend service dans l'existence.
Je comprends vite et bien ce qu'il faut être pour réussir, plaire, gagner.
Pour mes études, ce don me fut trés utile, j'ai toujours eu des dispositions à deviner ce sur quoi les interros ou épreuves porteraient.
Dans mon travail, ce don continue de m'épargner de nombreux soucis. Je sens aisément ce qu'il faut faire ou dire pour me gagner la sympathie, la confiance, le respect auprés de mes élèves.
Pour écrire, il suffit d'écouter. J'entends clairement le chant de ceux qui m'ont précédé, je synthétise inconsciemment les courants, les élans, je suis dans l'ère du temps ou dans l'air. Ce n'est pas pour rien que ces mots sont homonymes...
Mon blog ne s'appelle pas QUANTIC par hasard...j'incarne toutes les possibilités en un clin d'oeil, je visite tous les états, tout ou rien dans le plus poignant des paradoxes.
Etre un parfait caméléon semblerait donc une qualité appréciable...
Pas si sûre, à dire vrai!
Les limites du jeu, ou du je, apparaissent lorsqu'on est confronté à un autre caméléon, quelqu'un qui nous ressemble, qui fonctionne de façon identique, qui attend, qui guette pour prendre notre forme...
Le jeu rend fou!
Oui, j'ai commis l'erreur de me façonner à une image qui n'était pas vraiment moi, tout au plus l'un de mes aspects. Virtuellement, c'est sans incidence; matériellement, c'est à s'effondrer.
Le caméléon me rendait toujours le même reflet, dans un regard de miroirs infinis, un vertige hallucinant, le double du double du double du double...pouah! jusqu'à la nausée.
De courtoise, je suis passée à la révoltée mais...
Même en se mettant en boule à la façon d'un hérisson, les critiques touchent, les reproches atteignent facilement la cible...
La remise en question fait mal: ne suis-je rien? Ai-je une personnalité propre? Est-ce que j'existe vraiment?
Surfer sur les limites de l'individualité, goûter à l'universelle conscience, font douter profondément d'exister en tant qu'unité pensante...
A force de jouer, de mimer, je me demande s'il m'arrive parfois d'être moi-même?
Et de finir par croire que "je" n'existe pas...
Je suppose que chacun, en y réfléchissant bien, est confronté à ce problème. Je l'ai déjà dit, nous interprétons tous différents rôles simultanés dans notre quotidien.
Est-ce que les autres ressentent aussi ce vide?
L'impression fugace mais mortelle de n'être rien qu'une poussière virevoltante dans la danse organisée de l'Univers.
Je n'ai pas fini de me poser cette question...
Depuis longtemps, dés que j'ai su penser, j'ai compris que je détenais un fabuleux don de mimétisme.
Je peux me mettre au diapason des autres, me couler dans leurs attentes, être ce qu'ils attendent.
Evidemment, cela rend service dans l'existence.
Je comprends vite et bien ce qu'il faut être pour réussir, plaire, gagner.
Pour mes études, ce don me fut trés utile, j'ai toujours eu des dispositions à deviner ce sur quoi les interros ou épreuves porteraient.
Dans mon travail, ce don continue de m'épargner de nombreux soucis. Je sens aisément ce qu'il faut faire ou dire pour me gagner la sympathie, la confiance, le respect auprés de mes élèves.
Pour écrire, il suffit d'écouter. J'entends clairement le chant de ceux qui m'ont précédé, je synthétise inconsciemment les courants, les élans, je suis dans l'ère du temps ou dans l'air. Ce n'est pas pour rien que ces mots sont homonymes...
Mon blog ne s'appelle pas QUANTIC par hasard...j'incarne toutes les possibilités en un clin d'oeil, je visite tous les états, tout ou rien dans le plus poignant des paradoxes.
Etre un parfait caméléon semblerait donc une qualité appréciable...
Pas si sûre, à dire vrai!
Les limites du jeu, ou du je, apparaissent lorsqu'on est confronté à un autre caméléon, quelqu'un qui nous ressemble, qui fonctionne de façon identique, qui attend, qui guette pour prendre notre forme...
Le jeu rend fou!
Oui, j'ai commis l'erreur de me façonner à une image qui n'était pas vraiment moi, tout au plus l'un de mes aspects. Virtuellement, c'est sans incidence; matériellement, c'est à s'effondrer.
Le caméléon me rendait toujours le même reflet, dans un regard de miroirs infinis, un vertige hallucinant, le double du double du double du double...pouah! jusqu'à la nausée.
De courtoise, je suis passée à la révoltée mais...
Même en se mettant en boule à la façon d'un hérisson, les critiques touchent, les reproches atteignent facilement la cible...
La remise en question fait mal: ne suis-je rien? Ai-je une personnalité propre? Est-ce que j'existe vraiment?
Surfer sur les limites de l'individualité, goûter à l'universelle conscience, font douter profondément d'exister en tant qu'unité pensante...
A force de jouer, de mimer, je me demande s'il m'arrive parfois d'être moi-même?
Et de finir par croire que "je" n'existe pas...
Je suppose que chacun, en y réfléchissant bien, est confronté à ce problème. Je l'ai déjà dit, nous interprétons tous différents rôles simultanés dans notre quotidien.
Est-ce que les autres ressentent aussi ce vide?
L'impression fugace mais mortelle de n'être rien qu'une poussière virevoltante dans la danse organisée de l'Univers.


Commentaires
1. Le mardi 20 juin 2006 à 15:14, par lucyans
2. Le mardi 20 juin 2006 à 16:12, par quantic002
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