Hier, vers 7h20 mon téléphone se met à danser la samba sur le buffet. Devant la glace je sursaute manquant m'éborgner avec le pinceau de mon mascara...
Qui peut bien m'envoyer un texto à cette heure-là?
Je ne résiste pas longtemps à la curiosité et je m'élance dans la cuisine pour connaître l'identité de celui ou de celle qui ressent le besoin de me parler si tôt dans la journée.
Quelle bonne surprise!!!
Miss Agathe De Lafermeture De Monzac!
Pour ceux qui ignoreraient encore qui est cette illustre spécialiste d'Emile Zona, je vous invite à faire sa connaissance  sur Kezako.
La gente demoiselle s'invite tout bonnement à me tenir compagnie l'aprés-midi même au collège, bien que je lui rappelle courtoisement que je dois nourrir quelques têtes blondes attendant fiévreusement leur ration de connaissances.
Toute la matinée, ma mémoire fonctionne, je revois nos fous-rires, nos pseudo-empoignades, les bons moments passés pour monter la pièce...
Et le meilleur, je crois, ce fut de la retrouver soudain devant moi, et de sentir que rien n'était changé...
La complicité était encore là, malgré les longs silences, malgré les absences, malgré nos existences si différentes.
Nous avons passé deux heures du tonnerre!
Stagiaire improvisée, assistante déléguée par l'administration pour relayer mes incapacités croissantes, calculatrice, distributrice de copies, correctrice cruelle, nous étions derechef sur scène, pour le grand rôle de notre vie, sourires et courbettes sous les feux de la rampe....
Et de nous remémorer le "bon vieux temps", c'est-à-dire l'an passé, les frasques du Chouchou Officiel, le numéro joué auprés de mon ennemi public n°1...
Nous avons fomenté des projets, cette fois, c'est sûr, nous nous reverrons tout bientôt!
Et, moi,au moment où je m'apprête à m'endormir, je me dis que c'est encore une main amie qui se tend...
Que c'est bon de voir que la confiance placée là donne de si beaux fruits!