Ce que les mots dissimulent sous leur ronde carapace et qu'on appelle communément leur définition, est un fouillis de sens qui s'enchevêtrent pour donner l'allure d'un concept flou.
Chacun donne son propre sens au mot qu'il utilise, qu'il lit, ou entend.
Les dictionnaires fixent une norme dans la pagaille, pour qui les ouvre ils ne nous apprennent rien.
Je persiste à croire comme dans une mauvaise farce de Tardieu que les fous auraient pu s'appeler les sages, et les sages s'appeler les fous.
Rien ne serait différent, dans le fond, juste une affaire de terminologie.
Seulement, pour cette fois, les fous seraient plus nombreux, c'est eux qui constitueraient la norme, la force du nombre feraient le reste.
Les sages seraient sous anti-dépresseurs, drogués, amorphes, hors d'état de nuire. La médecine se chargerait d'eux, classifiant leurs pathologies, les rangeant en bon ordre, ce qu'on nomme faisant moins peur.
Non, rien ne serait trés différent. Toute société a ses exclus.
Cela fait partie des régles du jeu...