Pourtant cette théorie dont Darwin lui-même reconnaissait les faiblesses, a été unanimement acceptée assez vite, si bien qu'elle figure encore dans les encyclopédies alors qu'elle a été reconnue obsolète par la Conférence de Senckenberg en 2000.

Pourquoi cette course éffrénée à la recherche du fossile qui conforterait la thèse du darwinisme? Quels étaient et sont toujours les enjeux cachés de cette idée fixe:trouver des ancêtres communs à l'homme et au singe?
En réalité, Darwin était un honnête observateur de la nature qui lors de voyages aus antipodes a pu constater que certaines espèces d'oiseaux ou de plantes semblaient s'adapter à leur milieu difficile pour y survivre. De là, lui est venu son idée de l'évolution, chaque espèce pour se perpétrer doit lutter contre les autres, contre ses propres faiblesses. Ce qui manquait à cette théorie, c'était des preuves, des restes, des fossiles qui prouveraient que l'espèce humaine a évolué.
Quelle meilleure façon de trouver des preuves que se les fabriquer soi-même sur mesure, pourrait-on dire!

Et les impostures se succédent...
En 1912, d'abord, un anthropologue amateur découvre dans une fosse anglaise les restes d'un crane et une dent, qui sont aussitôt accueuillis comme appartenant à l'un des ancêtres de notre espèce, l'homme de Piltdown, du nom du lieu où a été découvert le fossile. Aussitôt, pour frapper les esprits, des dessins, des sculptures sont réalisés à partir des ossements reconstitués et l'illustre ancêtre prend un visage mi-humain, mi-simiesque.Voilà le lien tant recherché, la preuve évidente que les primates sont nos lointains cousins. Le crane est exposé pendant plus de quarante ans au British Museum, faisant l'admiration des visiteurs plus ou moins avisés du célèbre musée.
Jusqu'au jour où, des tests à la fluorine permettent de découvrir la supercherie: le crane est celui d'un homme mort depuis cinq cents ans, la dent est celle d'un orang-outan décédé depuis peu! La sculpture est immédiatement retirée du musée, c'est la première imposture démontée, d'autres suivront tout aussi spectaculaires et révoltantes...

La question essentielle que l'on doit se poser est une fois encore: à qui profite ce crime?
Je me propose d'y répondre dans de prochains billets...